Le texte
Le décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026 portant diverses mesures de simplification procédurale a été publié au Journal officiel du 29 juillet 2026. Il entre principalement en vigueur le 1er octobre 2026 et s’applique aux instances en cours à cette date, sous réserve de dispositions transitoires particulières.
Son article 5, 2° modifie l’article 905 du code de procédure civile : l’avis d’orientation émis par le greffe de la chambre de la cour d’appel invite désormais les parties non seulement à conclure une convention de procédure participative aux fins de mise en état, mais également à proposer une mise en état conventionnelle simplifiée.
Conséquence pour l’avocat
La question vous sera posée systématiquement. Y répondre suppose d’avoir, au moment où l’avis arrive, une position sur le calendrier et un moyen de la formaliser avec le conseil adverse. À défaut, l’invitation reste sans suite et l’instruction judiciaire reprend son cours par défaut — alors même que l’article 127 en fait désormais l’exception.
L’enjeu n’est pas seulement procédural. En appel, la maîtrise du calendrier est un enjeu de responsabilité : les délais de la procédure d’appel sont assortis de sanctions de caducité et d’irrecevabilité.
Les autres apports du décret
Le décret comporte vingt-deux articles et déborde largement la mise en état. Il touche notamment aux ordonnances sur requête fondées sur l’article 145, à la dématérialisation des jugements, au régime transitoire des radiations, et institue à l’article 472 une procédure d’admission rapide des demandes incontestées. Ces points sortent du champ du présent site.
Références
- Décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026, JORF n° 0175 du 29 juillet 2026 (NOR : JUSC2612026D)
- Code de procédure civile, article 905
- Décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025 ; code de procédure civile, articles 127 à 130-7